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Communication

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Table ronde : le rôle des femmes dans la définition et le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques au Sénégal

Le Goree Institute, en partenariat avec l'Ambasse du Canada au Sénégal, organise une Table ronde ce mardi 28 mars 2017 sur l’île de Gorée. La thématique porte sur le rôle des femmes dans la définition et le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques au Sénégal.

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L'objectif principal de cette rencontre multi-acteurs est d’initier une dynamique de réflexion holistique sur le rôle des femmes dans la définition, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques publiques au Sénégal. La Table ronde sera ainsi composée de membres de la société civile, d’organisations non-gouvernementales, ou encore de représentants d’instances politiques.

 

La Professeur Fatou Sarr Sow, titulaire d'un Doctorat en Anthropologie et Sociologie du Politique de l'Université Paris VIII, s'interrogera sur les dynamiques porteuses d’évolution pour une meilleure participation des femmes, aux niveaux politique, économique, et social. Ndiaga Sylla, analyste électoral, se penchera sur la portée, l'impact et les perspectives offertes par la loi sur la parité. Enfin, Diago Diagne Ndiaye, représentatne du Réseau paix et sécurité des femmes de l'espace Cédéao (REPFSECO), soulèvera la question relative à la diversité, l'inclusion, l'environnement, la contribution et le rôle des femmes dans le paysage politique sénégalais.


Une telle rencontre s'inscrit dans le sillage des actions transversales menées par l'lnstitut, tant dans le cadre de ses activités de renforcement de capacités et de plaidoyer, que d'accompagnement électoral : prodiguées à plusieurs plateformes de femmes à travers l'Afrique, ces activités tiennent compte de tous les instruments nationaux, régionaux et globaux, de promotion pour a participation des femmes dans les processus de développement et de paix.

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Un cadre participatif et multi-acteurs est ainsi mis en place pour faire un état des lieux et apprécier la participation politique des femmes au Sénégal. Une évaluation permettra d'estimer l'efficience de la loi sur la parité et son impact dans la configuration des dynamiques sociales et dans le fonctionnement de certaines instances au Sénégal. Les dynamiques porteuses de changements relatifs à la participation politique des femmes seront également diagnostiquées. Avec un regard critique et constructif, cette Table ronde sera l'occasion de l'élaboration et de la publication d'un rapport général, ainsi que d'un cahier de recommandations spécifique, définissant notamment les actions pour favoriser l'implication des femmes dans la confection de l’agenda national de développement.

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Atelier Ressources Naturelles - Jour 3 : une plateforme de la société civile créée pour la gestion des ressources naturelles et environnementales

Pendant trois jours, un atelier sur la gouvernance des ressources naturelles et la prévention des conflits s’est tenu dans un hôtel de Conakry. Cet atelier de formation est une initiative du Gorée Institute, dans le cadre de la consolidation de la paix et la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest. Au terme de cet atelier, « une plateforme citoyenne pour une meilleure gouvernance du processus de gestion des ressources naturelles et environnementales » a été mise en place par les participants.

Au cours de la dernière journée, les participants ont conféré sur les défis de la gouvernance des ressources naturelles en Guinée, l’orientation de la gestion inclusive et participative des ressources naturelles, et les techniques de plaidoyer avec des approches collaboratives. Prenant la parole au nom des participants de cet atelier,  Madame Madeleine Maka a remercié le Goorée Intitute pour les opportunités offertes au cour de cet atelier multi acteurs :  « Les réseaux et organisations de la société civile, par la mobilisation des citoyennes et citoyens guinéens, ont participé au processus de paix et de prévention des conflits et de la violence à travers des actions de sensibilisation et de réseautage, de formation et de transfert de compétence, de monitoring et de veille  sur les risques de conflits et d’instabilité » a-t-elle dit. La porte-parole des participants  a annoncé que cette nouvelle plateforme citoyenne s’engage à : 

 - Restituer toutes les connaissances et stratégies acquises dans le cadre de cet atelier multi-acteurs, tant au niveau de nos organisations respectives qu’au niveau des communautés impliquées, de manière formelle ou informelle, dans les initiatives dédiées à la prévention des conflits liés à la gestion des ressources naturelles en république de Guinée ;

- Mener des actions de sensibilisation en tenant compte de la dimension du genre, de la dimension multi-acteurs de la problématique, à l’endroit de toutes les parties prenantes dans la gouvernance et la gestion des ressources naturelles ; 

- Définir des stratégies citoyennes de contrôle de l’action publique dans la perspective de prévention des conflits liés aux ressources naturelles.

Pour le directeur du Gorée Institute, M. Doudou Dia, les trois jours ont été conviviaux, ce pour quoi il souhaite que «  les ressources naturelles soient conçues comme une niche de transformation économique et sociale, pour ne pas que l’abondance des ressources naturelles rime avec malédiction des ressources naturelles, ni que la bénédiction des ressources naturelles profitent aux compagnies étrangères. Il y a là nécessité d’inverser la tendance. Donc il faut inverser la tendance pour qu’on ait une bénédiction des ressources naturelles. »

Le directeur du Gorée institute pense que « l’Afrique doit être la protagoniste de son propre devenir, c'est-à-dire s'investir dans la production du savoir. C’est grâce à ces réflexions qu’on peut faire ce travail de plaidoyer, mais aussi identifier les caps qui sont à résorber à travers un renforcement des capacités. C’est pourquoi vous devez avoir des acteurs de légitimité diverse. La leçon à tirer est qu’on a procédé à un exercice de gouvernance. C’est pourquoi, dans les jours à venir, un comité de pilotage travaillera à aller dans le sens de la mise en place d’un protocole d’attente. » a-t-il souhaité.

Représentant le ministre Gassama Diaby, le directeur national de la citoyenneté, pense que « c’est le mépris des droit des uns et des autres qui est à la base de toutes les calamités que l’humanité a connu. Pour atteindre l’idéal, il faut partir du réel. Se battre pour la paix, c’est aussi contribuer à la citoyenneté ». Il demande aux participant d’aller un peu plus loin:  « Il faut demander ce que chaque acteur doit faire pour voir si c’est en lien avec ce qu’il doit réellement faire. Parce que la problématique des zones minières, c’est ce que les politiques disent à la population lors des campagnes :  il ne faut pas dire aux populations ce qu’ils ne doivent pas avoir ; le diagnostic pris ne doit pas être le diagnostic d’une seule personne » a-t-il dit.

Abdoulaye Oumou Sow pour Guinéematin.com

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Atelier Ressources Naturelles - Jour 2 : Le partage des ressources naturelles au cœur des conflits entre les communautés en débat

C’est peut-être une heureuse coïncidence : la deuxième journée de l’atelier national initié et financé par le Gorée Institute sur la gouvernance des ressources naturelles en Guinée, coïncide avec la célébration ce 8 Mars 2017 de la Journée internationale de la femme. Cet événement est mis annuellement à profit par les acteurs de la société civile et les médias pour dénoncer et stigmatiser les violations des droits des femmes, mais aussi interpeller les décideurs politiques sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des femmes.


En cette deuxième journée d'atelier sur la gouvernance des ressources naturelles en Guinée, Madame Woré Ndiaye a profité de l’occasion pour rappeler que « la Journée de la Femme est une occasion de célébrer les femmes et d’apprécier leurs réalisations au courant de l’année. Le fait de marquer cette journée permet d’évaluer leurs efforts et de mettre un doigt sur les points à améliorer pour permettre à nos sociétés d’aller de l’avant » a-t-elle introduit. Poursuivant, la formatrice indique que « comme la plupart des conflits notés en Afrique de l’Ouest, ceux liés à la gouvernance des ressources naturelles impactent négativement sur la vie de ces dernières. Les défis auxquels elles font face sont multiples, à savoir une faible rémunération dans leur contribution à l’exploitation des ressources naturelles, une exclusion notoire dans les politiques publiques, de même qu’une atteinte à leur santé reproductive s’il s’agit d’adresser les défis sanitaires auxquels elles font face. La mauvaise gouvernance des ressources énergétiques engendre un manque d’eau ou d’électricité qui les amène à parcourir des kilomètres pour la collecte de l’eau ou de bois de chauffe, créant ainsi des insécurités. De plus, le temps investi dans la collecte de ces ressources indispensables sur une base journalière pourrait être investi sur des activités génératrices de revenus, dans le renforcement de leurs capacités ou encore dans le temps qu’elles devraient passer pour encadrer leurs enfants ».

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Majoritaire à près de 53%, les femmes sont en Guinée les plus exposées aux nombreuses et dramatiques conséquences de la distribution illégale et injuste des ressources naturelles dans notre pays. Ce sont ces femmes qui supportent quotidiennement le lourd fardeau du manque d’eau potable et de bois de chauffe pour assurer la survie des familles au quotidien. À Conakry et à l’intérieur du pays, ce sont des milliers de femmes qui se lèvent chaque jour à l’aube pour parcourir des kilomètres à la recherche d’eau potable à des fins domestiques. Il faut déplorer aussi que dans cette quête quotidienne d’eau potable, les femmes sont aux prises les unes contre les autres, des rivalités et des jalousies les opposent souvent du fait de la rareté et de la non disponibilité de l’eau, source de vie.


Les échanges de cette deuxième journée ont porté essentiellement sur la cartographie des conflits, l’analyse de ces conflits liés aux ressources naturelles et les approches de solution pour les résoudre afin de parvenir à la paix. Les différentes sessions qui ont ponctué la journée ont été animées par Doudou Dia,  Frédéric  Ndecky, Woré Ndiaye, Koassi Akakpo et Mamadou Seck, tous des personnes ressources venues du Gorée Institute. Dans l’analyse des conflits, des problématiques structurelles ont été identifiées, comme le manque d’information ou la mauvaise information, les relations difficiles entre personnes ou entre communautés, les intérêts conflictuels, les valeurs opposées et autre inégalités. Il ressort de la cartographie la localisation de probables foyers de tensions à Fria, Siguiri, Forécariah, Kouroussa, Mandiana, N’Zérékoré, Yomou et Macenta, où les conflits sont de plus en plus aigues et récurents entre communautés autour du contrôle et du partage des ressources minières, agricoles, hydraulique et forestière, dont regorgent le sol et le sous-sol de ses différentes localités guinéennes. Par ailleurs, le directeur exécutif du Gorée Intitute a expliqué que « les ressources ne génèrent pas que des conflits. Elles peuvent aussi et surtout soutenir la relance économique en créant des moyens d’existence durable pour les populations ».

 

Abdoulaye Oumou Sow pour Guinéematin.com

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