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Communication

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Le Goree Institute participe au T20 Africa Standing Meeting pour de meilleures relations entre l’Afrique et le G20

Institution panafricaine travaillant dans la recherche (Think Tank) sur les questions des relations entre l’Afrique et le G20, le Goree Institute a été invité à Berlin (Allemagne) du 27 au 31 mai dernier. Il a pris part à la mise en place du Think20 (T20) Africa Standing Group regroupant des institutions africaines, européennes et asiatiques. Le rôle de cette plateforme de recherche est de produire des connaissances et de faire des plaidoyers pour établir des liens plus formels entre l’Afrique et le G20. La rencontre s’est faite en présence du Vice-président de la Commission Africaine, l’Ambassadeur Kwesi Quartey du Ghana.  Elle a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les institutions travaillant dans le domaine de la paix et l’appui au renforcement des capacités des institutions de recherche.

Sous la présidence allemande du G20 en 2016 et 2017, le T20 est coordonné par l'Institut Kiel pour l'économie mondiale (IFW) et l'Institut allemand de développement DIE (Deutsches Institut für Entwicklungspolitik), qui a sollicité le Goree Institute.

Si l'interdépendance entre les pays d'Afrique et du G20 est incontestable, leur collaboration gagnerait à être plus transparente et équitable. Ainsi, le T20 rassemble des instituts de recherche et des groupes de réflexion des pays du G20 dans un réseau indépendant et ouvert, qui facilite l'interaction entre ses membres, la communauté des politiques et le grand public. Il élabore des recommandations politiques au sein de groupes de travail thématiques, composés de chercheurs de différents pays du G20, dans les domaines suivants : l’économie numérique, l'Agenda 2030 pour le développement durable, la politique et les finances du climat, le G20 et l'Afrique, l'inégalité mondiale et la cohésion sociale, les migrations forcées, la lutte contre la faim et l'agriculture durable, la résilience financière, le commerce et l'investissement, l'économie circulaire, la coopération internationale en matière fiscale et la résilience et la croissance inclusive. Les recommandations stratégiques des groupes de travail T20, qui soutiennent l'élaboration des politiques du G20, sont disponibles sur la plate-forme G20 Insights.

La rencontre, qui s’est déroulée en marge du G20, avait pour mission la mise en place du T20 African Standing Group porteur des objectifs suivants :

•    appuyer l'Afrique à contribuer activement à l'établissement de normes mondiales par la production de connaissances et la collaboration dans la recherche ;
•    appuyer l'Afrique et le G20 à coopérer sur des initiatives mondiales et renforcer leurs engagements envers l'Agenda 2063 de l'Union africaine et l'Agenda 2030 des Nations Unies ;
•    faire le plaidoyer pour une relation stable entre l'Afrique et le G20 pour l’avenir ;
•    identifier les problèmes les plus urgents à aborder dans la coopération entre le G20 et l'Afrique ;
•    faire le plaidoyer pour un siège complet et permanent pour l'UA au sein du G20 à plus long terme ;
•    soutenir l’engagement des groupes de réflexion T20 et africains de manière régulière ;
•    soutenir les efforts du G20 pour l'investissement privé en Afrique abordant l'intégration intra régionale du marché, l'amélioration du niveau de vie en Afrique et l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale.

Une session de brainstorming des membres du T20 Africa Standing Group a permis de dégager trois axes dans lesquels s’inscrivent des thématiques plus ciblées, en lien avec l’Agenda 2030 du G20 et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, présentés ci-après :

T20 Africa Standing Group Goree Institute Politique et Environnement social :
- Gouvernance démocratique
- Paix, gouvernance et sécurité (goal 16)
- Santé
- Éducation incluant l’enseignement supérieur

Croissance durable et inclusive :
- Industrialisation et infrastructures
- Niveau d’endettement croissant en Afrique
- Commerce et investissement
- Économie numérique
- Flux fiscaux et financiers illicites
- Économie bleue
- Agriculture, sécurité alimentaire et climat

Gouvernance de la coopération Africaine du G20 :
- Rôle du Development Working Group (DWG)
- Rôle des institutions panafricaines

Ainsi, il s’agira d’informer sur les problématiques en cours et de formuler des recommandations fondées sur des données probantes, en s’adressant principalement aux chefs d’États, ministres et décideurs politiques mais aussi aux institutions comme l’Union Africaine et le G20. Pour ce faire, le T20 Africa Standing Group publiera des policy brief, organisera des conférences et forum pour présenter les recommandations aux décideurs politiques et autres chercheurs et mettra en œuvre ses recommandations à travers des programmes. En outre, la collaboration dans le domaine de la recherche est assurée pour le long terme.

Le Goree Institute s’est proposé de prendre le leadership de la thématique gouvernance démocratique et de s’engager à travailler sur le volet paix, gouvernance et sécurité.

T20-Africa-Standing-Group-Goree-InstituteEn marge de la réunion constitutive du T20 Africa Standing Group, le Goree Institute a participé à différents panels du sommet T20 Global Solutions, forum regroupant acteurs du monde politique, de la société civile, du milieu académique, du secteur privé et du gouvernement allemand, mais aussi de fondations.

Le Think 20 Summit 2017 – Global Solution est mandaté par la présidence allemande du G20 et a pour objectif de leur proposer 20 solutions globales. Il se concentre sur les sujets du G20, tels que l’économie numérique, la politique et les finances, le climat, les migrations et les réfugiés. Le Sommet transmet aux décideurs internationaux les recommandations et les visions des groupes de travail T20 nouvellement créés.

Comme le T20 Africa Standing Group, le travail du sommet du T20 Global Solutions est basé sur la recherche indépendante, en mettant l'accent sur les faits, les connaissances et l'expérience pratique. La recherche de pointe sous-tend toutes les sessions. Il s’appuie sur le réseau intellectuel du Forum économique mondial (GES). Le sommet T20 Global Solutions est présidé par Dennis J. Snower, président de l'Institut Kiel pour l'économie mondiale (IfW) et Dirk Messner, directeur de l'Institut allemand de développement / Deutsches Institut für Entwicklungspolitik (DIE), qui coprésident le groupe de travail T20 think tank pour la présidence allemande du G20.

Le Goree Institute, membre d’un réseau fort de réflexion de dimension internationale, assurera la direction du groupe de travail sur la Gouvernance démocratique s’appuyant sur l’agenda 2063 de l’Union Africaine et l’agenda 2030 du G20. Il conforte ainsi ses objectifs en respectant ses valeurs, d’œuvrer pour le renforcement du dialogue politique, l’enracinement de la paix et l’avènement d’une Afrique juste, paisible et autosuffisante.

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Violence électorale : Définition et Typologie

Définition de la violence électorale

Etymologiquement, le mot «violence» vient du mot latin « violentia », qui signifie l’usage de la force brutale pour contraindre un individu ou un groupe d’individus à se plier à sa volonté. Cet usage de la force brutale peut-être symbolique, verbal et/ou physique. L’auteur de cette violence est soit un individu, soit un groupe de personnes, un Etat. Cette force brutale peut se caractériser par l’emploi de la force naturelle (par exemple : violence exercée par un individu sur un autre) ou l’usage de l’appareil répressif de l’Etat (c’est le cas de la violence exercée par l’Etat à travers les forces de défense et de sécurité). Cette dernière forme de violence est la seule légitime dans un Etat de droit selon Max Weber[1].

À l’instar de ses acteurs, les victimes de la violence peuvent-être un individu, un groupe de personnes ou un Etat subissant la force brutale d’un autre individu, groupe d’individus ou Etat.

La violence peut être le fait des gouvernants ou des gouvernés[2]. Au sens large, il s’agit de toute forme de contrainte physique ou morale en vue de forcer un autre sujet de droit international à accepter un engagement conventionnel, à contracter une obligation contre son gré. Les synonymes du concept de violence sont alors l’agression, la contrainte, le recours à la force, les représailles, la répression et le terrorisme[3].

En période électorale, toute forme de violence ayant trait au processus électoral est qualifiée de violence électorale[4]. A chacune des différentes phases du processus électoral, il peut survenir des incidents, certes souvent mineurs au début, mais qui à force de leur accumulation peuvent aboutir à une véritable violence électorale voire une crise politique.

Durant la phase préélectorale, les actes de violence électorale sont très souvent inhérents à un déficit de consensus sur les règles du jeu électoral. Concernant la phase électorale, les violences résultent du déroulement du scrutin et sont souvent le fait de militants politiques et de nervis recrutés au sein de leurs formations politiques. Pour ce qui est des actes de violence pendant la phase postélectorale, ils sont surtout relatifs au dépouillement et aux contestations des résultats du vote.

Ce refus de s’incliner devant le « verdict » des urnes par un ou des candidat(s) est un phénomène récurrent lors des élections en Afrique. Ce rejet des résultats qui conduit en général à des violences électorales (verbale et/ou physique) trouve en grande partie son origine dans l’absence de dialogue et de consensus durant les phases précédentes du processus électoral, et en particulier au sujet des règles du jeu électoral. Et la violence électorale, peu importe sa dimension géographique, peut gravement impacter sur la paix et la stabilité d’un Etat. « La violence, qu’elle soit locale ou nationale, affecte négativement la stabilité sociale et si elle n’est pas bien maîtrisée peut, juxtaposée avec d’autres divisions conflictuelles, mener à l’anarchie et à la guerre civile.»[5]

 

Typologie des violences électorales

Au cours d’un processus électoral, les violences électorales qui peuvent y survenir sont généralement de différents ordres.

 

Violence électorale verbale et symbolique

La violence électorale verbale et symbolique est celle caractérisée par des propos indécents voire injurieux tenus par les acteurs politiques ou des militants à l’encontre de leurs adversaires politiques, ou l’organisation de manifestation pacifique[6] dont le but est d’intimider les adversaires. Dans les cas du Sénégal, de la Guinée et du Togo, la violence électorale verbale et symbolique, qui se tient durant le processus électoral, porte en général sur le candidat adverse qu’on cherche à décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale. Dans les pays visés par cette étude, la violence électorale verbale et symbolique s’exprime à travers des slogans, des chansons, etc. contre le candidat ou le parti adverse.

Plusieurs exemples corroborent l’existence de ce type de violence. Au Sénégal par exemple, lors de leurs rassemblements contre la troisième candidature du Président Abdoulaye Wade, les jeunes de l’opposition et du M 23[7]scandaient le slogan « Gorgui déna, gorgui déna, sul na gnu ko »[8] pour célébrer ainsi ce qu’ils considéraient comme la « mort politique » de l’ancien Président. Il faut aussi noter, lors de la présidentielle de 2012 au Sénégal, l’existence d’autres pratiques dont la portée est hautement symbolique brandir cinq cercueils sur chacun desquels était inscrit le nom d’un des cinq membres du Conseil Constitutionnel. A cela s’ajoute les propos calomnieux tendant à saper le moral de l’adversaire politique. En outre, entre les deux tours de la présidentielle sénégalaise, des responsables du PDS[9] accusaient le candidat Macky Sall d’être parrainé par des lobbies homosexuels. Il faut aussi relever la lettre jugée outrageante[10] de Malick Noël Seck[11] adressée aux juges constitutionnels qui est une autre preuve de violence verbale et symbolique observée au cours du processus électoral de la présidentielle de 2012 au Sénégal.

En Guinée, la violence verbale et symbolique prend souvent une dimension identitaire. Durant la campagne présidentielle pour le second tour, le candidat Alpha Condé invitait ses compatriotes à ne pas confier le pouvoir politique aux Peulhs qui détiennent déjà le pouvoir économique, puisque selon lui, cela constituerait un risque majeur pour le pays et surtout pour les autres ethnies. L’objectif recherché par le candidat de la « coalition Arc-en-ciel » était finalement de bénéficier de l’électorat des autres ethnies.

 

Violence électorale psychologique

La violence électorale psychologique est définie par le WANEP[12] comme étant la violence qui
« consiste à instiller la peur dans l’esprit des adversaires politiques, de l’électorat, des observateurs, des fonctionnaires électoraux ou même des agents de sécurité ».[13]

Dans le contexte de violence électorale psychologique, la sincérité du scrutin n’est pas assurée. En effet, de nombreux électeurs notamment ceux victimes de la violence électorale psychologique peuvent s’abstenir de se rendre aux urnes. Il en est de même des observateurs qui, pour des raisons d’insécurité, peuvent ne pas mener leur travail correctement. Ce qui pourrait influer sur la fiabilité des résultats du vote ainsi que sur leur acceptation par les candidats vaincus et leurs militants.

 

Violence électorale physique

La violence électorale physique peut-être définie comme le type de violence qui porte atteinte à l’intégrité physique des acteurs étatiques et des acteurs non étatiques (candidats, militants, populations, Etat, etc.). Cette violence électorale physique, qui est souvent le fait d’acteurs politiques adverses, peut survenir tout au long du processus électoral et causer des pertes en vies humaines.

« La violence électorale physique est caractérisée par l’usage de la force physique sur des candidats, des fonctionnaires électoraux, des observateurs électoraux, des agents de sécurité, des candidats ou sur toutes autres personnes avant, pendant et après l’élection. N’importe qui pourrait employer la forme de violence physique contre toute autre personne et n’importe qui pourrait également être la victime de la violence physique électorale ». [14]Ce type de violence électorale est très récurent dans les élections africaines y compris au Sénégal, au Togo et en Guinée.

Durant le processus des élections législatives de 2013 en Guinée, des actes de violence électorale physique caractérisés par des destructions de biens et des manifestations violentes ont été notés surtout pendant la phase préélectorale.

Au Sénégal, la violence électorale physique perpétrée lors de la présidentielle de 2012 a causé beaucoup de dégâts matériels et de pertes en vies humaines (6 personnes dont un policier ont perdu la vie dans les échauffourées). Ce même constat d’incidents de violence électorale physique a pu être fait au Togo durant le processus électoral des législatives de juillet 2013.

 

Violence électorale structurelle

La violence électorale structurelle consiste à créer des cadres institutionnels ou juridiques visant des adversaires ou des individus dans le but de les priver de leurs droits civiques ou de les tenir éloignés de la sphère politique. Ce type de violence électorale découle de manipulations de la loi constitutionnelle ou d’autres lois électorales pour exclure un adversaire de la compétition électorale.

 

Cliquez pour télécharger l'ouvrage dans son intégralité

Violence électorale en Guinée, au Sénégal et au Togo
Violence électorale en Guinée, au Sénégal et au Togo

 


[1] D’après Max Weber, l’Etat a le seul monopole de la violence
[2] DEBBASCH C. et al, Lexique de politique, Paris, Dalloz (7éme édition), 2001, p.1134
[3] SALMON J., Dictionnaire de droit international public, Bruxelles, Bruylant, 2001, p.113
[4] Le processus électoral est composé de trois phases : préélectorale, électorale et postélectoral
[5] Groupe de sage de l’Union africaine, « les conflits et le violence politique résultant des élections. Consolider le rôle de l’Union africaine dans la prévention, la gestion des conflits », La collection Union africaine, New York : International Peace Institute, décembre 2012, pp 40-41
[6] A noter que la particularité des manifestants pacifiques s’inscrivant dans le cadre des violences verbales/symboliques est qu’elles ne causent aucun dégât humain et/ou matériel
[7] M 23 : Mouvement du 23 juin
[8] « Le vieux est mort, le vieux est mort, on l’a enterré »
[9] PDS : Partie démocratique du Sénégal
[10] Dans sa missive, Malick Noel Seck menace les cinq juges constitutionnels en ces termes : « Wade doit tomber, l’honneur du Sénégal l’exige ! Nous sommes venus chez vous manifester nos ressentiments et vous désigner comme les responsables de nos souffrances quotidiennes. Wade peut aujourd’hui violer l’éthique républicaine sans en souffrir les conséquences, à cause d’hommes comme vous. Demain, lorsque la parole sera à la rue, nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes. « Vivre coute beaucoup, mourir également. Faire front exige de a dignité ». il ne sera pas dit que nous ne vous avons pas offert la possibilité de faire front avec nous »
[11] Malick Noel Seck est le Secrétaire général de la « Convergence socialiste », un mouvement de jeune du parti socialiste.
[12] WANEP : West Africa Network for Peacebuilding
[13] WANEP : Guide pratique de la gestion des conflits électoraux pour l’Afrique de l’Ouest, Accra, Publication de WANEP, 2011, pp 49-50
[14] WANEP, op. cit, pp 49-50

 

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L’île de Gorée célèbre Ousmane Sembène

Si la commémoration de la disparition d’un être cher est souvent perçue comme un moment de douleur, celle de certains est plus une célébration de leur vie, un rappel fort heureux.

Et c’est bien pour magnifier la vie et l’œuvre du grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, que le Goree Institute, Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture, a organisé ce vendredi 9 juin dernier une séance de projection de son film « La Noire De… ».

Cette initiative a été organisée en partenariat avec le Centre Ouest Africain de Recherche (WARC). Le WARC a lancé cette initiative dans le cadre d’une collaboration avec Galle Ceddo, une structure installée aux États-Unis, et initiée par Mr Jason Silverman ainsi que par le Professeur Samba Gadjigo, auteurs du grand documentaire sur le cinéaste intitulé Sembene! Il s’est agi pour le WARC d’organiser à travers le pays une série de projection des films du célèbre cinéaste sénégalais né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor afin de commémorer les 10 ans de sa disparition survenue le 9 juin 2007.

Les partenaires du Goree Institute ont pris part à cette projection de ce film, premier long-métrage du cinéaste et de l’Afrique noire.

Projection Ousmane Sembene ParticipantsLes participants, des jeunes pour la plupart, étaient issus d’organisations de jeunes du Sénégal, à savoir le Conseil National de la Jeunesse, la Jeune Chambre Internationale, MPCA, entre autres. C’était l’opportunité parfaite de jeter un regard croisé sur les réalités de ce film vieux de plus d’un demi-siècle qui fait état des effets néfastes et pervers de la migration, qu’elle soit choisie ou forcée.

A l’ère de la migration clandestine des jeunes et des femmes ainsi que de l’extrémisme violent, le film a suscité un débat enrichissant sur les problèmes auxquels fait face cette couche vulnérable de la société sénégalaise d’hier à aujourd’hui. La problématique des femmes de ménage ou domestiques a été soulevée ainsi que ses répercussions sur le milieu social.


Les participants ont suggéré une plus ample vulgarisation de ce film qui malgré le temps écoulé, est une représentation des réalités qu’ils vivent de nos jours. A cet effet, des discussions seraient importantes dans un élan de dialogue intergénérationnel pour faire un diagnostic des maux de la société et en trouver des solutions à travers une valorisation du patrimoine culturel du continent africain.


Sembène Ousmane, à travers ce film, a montré son élan innovateur et avant-gardiste et son œuvre demeurera toujours actuelle.

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