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Violence électorale : Définition et Typologie

Définition de la violence électorale

Etymologiquement, le mot «violence» vient du mot latin « violentia », qui signifie l’usage de la force brutale pour contraindre un individu ou un groupe d’individus à se plier à sa volonté. Cet usage de la force brutale peut-être symbolique, verbal et/ou physique. L’auteur de cette violence est soit un individu, soit un groupe de personnes, un Etat. Cette force brutale peut se caractériser par l’emploi de la force naturelle (par exemple : violence exercée par un individu sur un autre) ou l’usage de l’appareil répressif de l’Etat (c’est le cas de la violence exercée par l’Etat à travers les forces de défense et de sécurité). Cette dernière forme de violence est la seule légitime dans un Etat de droit selon Max Weber[1].

À l’instar de ses acteurs, les victimes de la violence peuvent-être un individu, un groupe de personnes ou un Etat subissant la force brutale d’un autre individu, groupe d’individus ou Etat.

La violence peut être le fait des gouvernants ou des gouvernés[2]. Au sens large, il s’agit de toute forme de contrainte physique ou morale en vue de forcer un autre sujet de droit international à accepter un engagement conventionnel, à contracter une obligation contre son gré. Les synonymes du concept de violence sont alors l’agression, la contrainte, le recours à la force, les représailles, la répression et le terrorisme[3].

En période électorale, toute forme de violence ayant trait au processus électoral est qualifiée de violence électorale[4]. A chacune des différentes phases du processus électoral, il peut survenir des incidents, certes souvent mineurs au début, mais qui à force de leur accumulation peuvent aboutir à une véritable violence électorale voire une crise politique.

Durant la phase préélectorale, les actes de violence électorale sont très souvent inhérents à un déficit de consensus sur les règles du jeu électoral. Concernant la phase électorale, les violences résultent du déroulement du scrutin et sont souvent le fait de militants politiques et de nervis recrutés au sein de leurs formations politiques. Pour ce qui est des actes de violence pendant la phase postélectorale, ils sont surtout relatifs au dépouillement et aux contestations des résultats du vote.

Ce refus de s’incliner devant le « verdict » des urnes par un ou des candidat(s) est un phénomène récurrent lors des élections en Afrique. Ce rejet des résultats qui conduit en général à des violences électorales (verbale et/ou physique) trouve en grande partie son origine dans l’absence de dialogue et de consensus durant les phases précédentes du processus électoral, et en particulier au sujet des règles du jeu électoral. Et la violence électorale, peu importe sa dimension géographique, peut gravement impacter sur la paix et la stabilité d’un Etat. « La violence, qu’elle soit locale ou nationale, affecte négativement la stabilité sociale et si elle n’est pas bien maîtrisée peut, juxtaposée avec d’autres divisions conflictuelles, mener à l’anarchie et à la guerre civile.»[5]

 

Typologie des violences électorales

Au cours d’un processus électoral, les violences électorales qui peuvent y survenir sont généralement de différents ordres.

 

Violence électorale verbale et symbolique

La violence électorale verbale et symbolique est celle caractérisée par des propos indécents voire injurieux tenus par les acteurs politiques ou des militants à l’encontre de leurs adversaires politiques, ou l’organisation de manifestation pacifique[6] dont le but est d’intimider les adversaires. Dans les cas du Sénégal, de la Guinée et du Togo, la violence électorale verbale et symbolique, qui se tient durant le processus électoral, porte en général sur le candidat adverse qu’on cherche à décrédibiliser aux yeux de l’opinion nationale. Dans les pays visés par cette étude, la violence électorale verbale et symbolique s’exprime à travers des slogans, des chansons, etc. contre le candidat ou le parti adverse.

Plusieurs exemples corroborent l’existence de ce type de violence. Au Sénégal par exemple, lors de leurs rassemblements contre la troisième candidature du Président Abdoulaye Wade, les jeunes de l’opposition et du M 23[7]scandaient le slogan « Gorgui déna, gorgui déna, sul na gnu ko »[8] pour célébrer ainsi ce qu’ils considéraient comme la « mort politique » de l’ancien Président. Il faut aussi noter, lors de la présidentielle de 2012 au Sénégal, l’existence d’autres pratiques dont la portée est hautement symbolique brandir cinq cercueils sur chacun desquels était inscrit le nom d’un des cinq membres du Conseil Constitutionnel. A cela s’ajoute les propos calomnieux tendant à saper le moral de l’adversaire politique. En outre, entre les deux tours de la présidentielle sénégalaise, des responsables du PDS[9] accusaient le candidat Macky Sall d’être parrainé par des lobbies homosexuels. Il faut aussi relever la lettre jugée outrageante[10] de Malick Noël Seck[11] adressée aux juges constitutionnels qui est une autre preuve de violence verbale et symbolique observée au cours du processus électoral de la présidentielle de 2012 au Sénégal.

En Guinée, la violence verbale et symbolique prend souvent une dimension identitaire. Durant la campagne présidentielle pour le second tour, le candidat Alpha Condé invitait ses compatriotes à ne pas confier le pouvoir politique aux Peulhs qui détiennent déjà le pouvoir économique, puisque selon lui, cela constituerait un risque majeur pour le pays et surtout pour les autres ethnies. L’objectif recherché par le candidat de la « coalition Arc-en-ciel » était finalement de bénéficier de l’électorat des autres ethnies.

 

Violence électorale psychologique

La violence électorale psychologique est définie par le WANEP[12] comme étant la violence qui « consiste à instiller la peur dans l’esprit des adversaires politiques, de l’électorat, des observateurs, des fonctionnaires électoraux ou même des agents de sécurité ».[13]

Dans le contexte de violence électorale psychologique, la sincérité du scrutin n’est pas assurée. En effet, de nombreux électeurs notamment ceux victimes de la violence électorale psychologique peuvent s’abstenir de se rendre aux urnes. Il en est de même des observateurs qui, pour des raisons d’insécurité, peuvent ne pas mener leur travail correctement. Ce qui pourrait influer sur la fiabilité des résultats du vote ainsi que sur leur acceptation par les candidats vaincus et leurs militants.

 

Violence électorale physique

La violence électorale physique peut-être définie comme le type de violence qui porte atteinte à l’intégrité physique des acteurs étatiques et des acteurs non étatiques (candidats, militants, populations, Etat, etc.). Cette violence électorale physique, qui est souvent le fait d’acteurs politiques adverses, peut survenir tout au long du processus électoral et causer des pertes en vies humaines.

« La violence électorale physique est caractérisée par l’usage de la force physique sur des candidats, des fonctionnaires électoraux, des observateurs électoraux, des agents de sécurité, des candidats ou sur toutes autres personnes avant, pendant et après l’élection. N’importe qui pourrait employer la forme de violence physique contre toute autre personne et n’importe qui pourrait également être la victime de la violence physique électorale ». [14]Ce type de violence électorale est très récurent dans les élections africaines y compris au Sénégal, au Togo et en Guinée.

Durant le processus des élections législatives de 2013 en Guinée, des actes de violence électorale physique caractérisés par des destructions de biens et des manifestations violentes ont été notés surtout pendant la phase préélectorale.

Au Sénégal, la violence électorale physique perpétrée lors de la présidentielle de 2012 a causé beaucoup de dégâts matériels et de pertes en vies humaines (6 personnes dont un policier ont perdu la vie dans les échauffourées). Ce même constat d’incidents de violence électorale physique a pu être fait au Togo durant le processus électoral des législatives de juillet 2013.

 

Violence électorale structurelle

La violence électorale structurelle consiste à créer des cadres institutionnels ou juridiques visant des adversaires ou des individus dans le but de les priver de leurs droits civiques ou de les tenir éloignés de la sphère politique. Ce type de violence électorale découle de manipulations de la loi constitutionnelle ou d’autres lois électorales pour exclure un adversaire de la compétition électorale.

 

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Violence électorale en Guinée, au Sénégal et au Togo
Violence électorale en Guinée, au Sénégal et au Togo

 


[1] D’après Max Weber, l’Etat a le seul monopole de la violence
[2] DEBBASCH C. et al, Lexique de politique, Paris, Dalloz (7éme édition), 2001, p.1134
[3] SALMON J., Dictionnaire de droit international public, Bruxelles, Bruylant, 2001, p.113
[4] Le processus électoral est composé de trois phases : préélectorale, électorale et postélectoral
[5] Groupe de sage de l’Union africaine, « les conflits et le violence politique résultant des élections. Consolider le rôle de l’Union africaine dans la prévention, la gestion des conflits », La collection Union africaine, New York : International Peace Institute, décembre 2012, pp 40-41
[6] A noter que la particularité des manifestants pacifiques s’inscrivant dans le cadre des violences verbales/symboliques est qu’elles ne causent aucun dégât humain et/ou matériel
[7] M 23 : Mouvement du 23 juin
[8] « Le vieux est mort, le vieux est mort, on l’a enterré »
[9] PDS : Partie démocratique du Sénégal
[10] Dans sa missive, Malick Noel Seck menace les cinq juges constitutionnels en ces termes : « Wade doit tomber, l’honneur du Sénégal l’exige ! Nous sommes venus chez vous manifester nos ressentiments et vous désigner comme les responsables de nos souffrances quotidiennes. Wade peut aujourd’hui violer l’éthique républicaine sans en souffrir les conséquences, à cause d’hommes comme vous. Demain, lorsque la parole sera à la rue, nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes. « Vivre coute beaucoup, mourir également. Faire front exige de a dignité ». il ne sera pas dit que nous ne vous avons pas offert la possibilité de faire front avec nous »
[11] Malick Noel Seck est le Secrétaire général de la « Convergence socialiste », un mouvement de jeune du parti socialiste.
[12] WANEP : West Africa Network for Peacebuilding
[13] WANEP : Guide pratique de la gestion des conflits électoraux pour l’Afrique de l’Ouest, Accra, Publication de WANEP, 2011, pp 49-50
[14] WANEP, op. cit, pp 49-50

 

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L’île de Gorée célèbre Ousmane Sembène

Si la commémoration de la disparition d’un être cher est souvent perçue comme un moment de douleur, celle de certains est plus une célébration de leur vie, un rappel fort heureux.

Et c’est bien pour magnifier la vie et l’œuvre du grand cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, que le Goree Institute, Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture, a organisé ce vendredi 9 juin dernier une séance de projection de son film « La Noire De… ».

Cette initiative a été organisée en partenariat avec le Centre Ouest Africain de Recherche (WARC). Le WARC a lancé cette initiative dans le cadre d’une collaboration avec Galle Ceddo, une structure installée aux États-Unis, et initiée par Mr Jason Silverman ainsi que par le Professeur Samba Gadjigo, auteurs du grand documentaire sur le cinéaste intitulé Sembene! Il s’est agi pour le WARC d’organiser à travers le pays une série de projection des films du célèbre cinéaste sénégalais né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor afin de commémorer les 10 ans de sa disparition survenue le 9 juin 2007.

Les partenaires du Goree Institute ont pris part à cette projection de ce film, premier long-métrage du cinéaste et de l’Afrique noire.

Projection Ousmane Sembene ParticipantsLes participants, des jeunes pour la plupart, étaient issus d’organisations de jeunes du Sénégal, à savoir le Conseil National de la Jeunesse, la Jeune Chambre Internationale, MPCA, entre autres. C’était l’opportunité parfaite de jeter un regard croisé sur les réalités de ce film vieux de plus d’un demi-siècle qui fait état des effets néfastes et pervers de la migration, qu’elle soit choisie ou forcée.

A l’ère de la migration clandestine des jeunes et des femmes ainsi que de l’extrémisme violent, le film a suscité un débat enrichissant sur les problèmes auxquels fait face cette couche vulnérable de la société sénégalaise d’hier à aujourd’hui. La problématique des femmes de ménage ou domestiques a été soulevée ainsi que ses répercussions sur le milieu social.


Les participants ont suggéré une plus ample vulgarisation de ce film qui malgré le temps écoulé, est une représentation des réalités qu’ils vivent de nos jours. A cet effet, des discussions seraient importantes dans un élan de dialogue intergénérationnel pour faire un diagnostic des maux de la société et en trouver des solutions à travers une valorisation du patrimoine culturel du continent africain.


Sembène Ousmane, à travers ce film, a montré son élan innovateur et avant-gardiste et son œuvre demeurera toujours actuelle.

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"Conflit et paix en Casamance, Dynamiques locales et transfrontalières" - Présentation

 Conflit et paix en Casamance, Dynamiques locales et transfrontalières, Gorée Institute, 2015

livre conflit casamance 2Le présent manuel procède d’une démarche de compréhension d’un conflit long de trois décennies. Chercher à analyser la géopolitique du conflit, n’est-ce pas déjà entrevoir sa résolution ?

Cette recherche amène un certain nombre de réalités propres à l’espace qui ne sont pas souvent soulignées dans les publications qui traitent du conflit casamançais. Tous les intervenants de ce livre sont  des experts dans leur domaine vivant au cœur du conflit en Casamance (Université Assane Seck de Ziguinchor) ou subissant les conséquences de celui-ci (INEP de Guinée Bissau et Université de Banjul).  Le Gorée Institute, en initiant ce projet avec ces acteurs-observateurs, a choisi d’ouvrir les espaces de dialogues dans la situation conflictuelle que vit actuellement la Casamance.

Dans la tentative de résolution de conflit, la compréhension de celui-ci semble majeure. Pourtant, ici, elle semble être difficile, tant le conflit casamançais est le résultat d’une pluralité de facteurs se croisant les uns aux autres. Il est à la fois identitaire, religieux et politique.

La première analyse effectuée s’intéresse aux conséquences de la cartographie coloniale qui a produit au Sénégal l’apparition de deux pôles économiques : la mégalopole dakaroise et le bassin arachidier. Les difficultés économiques qu’ont connu le bassin arachidier ont réduit les territoires situés le long du fleuve Sénégal en foyers de migrants vers le Sénégal « utile ».  L’héritage colonial a donc perCarte Sénégalmis les disparités de développement, occasionnant alors la naissance de « deux Sénégal ». Aujourd’hui, certains rejettent complètement les frontières hérités de l’empire colonial.

Le déclenchement de la crise casamançaise en 1982 a ainsi révélé une mauvaise gouvernance des régions frontalières par l‘État sénégalais qui a été accentuée par une volonté de séparatisme, dont des rumeurs faisaient état d’un accord entre les fondateurs du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) dirigé par les fondateurs Émile Badiane, Ibou Diallo, Édouard Diatta et l’État. La gestion de la Casamance est au cœur des revendications, la population accusant l’administration sénégalaise de mauvaise gouvernance et d’être à l’origine du sous-développement délibéré de la région. 

L’enclavement géographique dont elle est tributaire rend la Casamance d’autant plus sujette aux situations conflictuelles. Même si à son déclenchement en 1982, le conflit a été considéré par les autorités sénégalaises comme une question purement interne, sa situation particulière, prise en étau entre la Gambie et la Guinée-Bissau, en fait un conflit régional. Les frontières avec la Gambie et la Guinée Bissau sont sources de tensions et en font un véritable espace de désaccords et d’affrontements, chacun des trois s’affrontant pour la possession de la Casamance. Son peuplement et son histoire sont les mêmes que ceux de la Gambie et de la Guinée Bissau actuelles, des raisons économiques et politiques venant s’agréger aux restes. Ainsi, ces deux États voisins du Sénégal servent de bases de repli à la rébellion et instrumentalisent le conflit pour contrecarrer les nombreux désaccords que possède l’État sénégalais à leurs égards, chacun voulant contrôler le marché de la Casamance, véritable grenier naturel. Le trafic de bois et de bétail sont devenus alors de véritables enjeux, le premier étant source de conflit, car la Gambie s’approvisionne sans limite en Casamance suite à un accord établi entre le gouvernement sénégalais et le MFDC, dans le but d’apaiser les tensions.  Les vols de bétails quant à eux, sont réguliers, et deviennent alors des sources de tensions au sein des communautés transfrontalières.

La question foncière est liée au contexte religieux, culturel et écologique. Chez les Joola, la terre est sacrée, ce qui explique l’attachement viscéral des populations à celle-ci. Enfin, la crise écologique n’a fait qu’exacerber le conflit, notamment avec la salinisation des terres fertiles, qui a entrainé une rareté de celles-ci ainsi qu’une baisse de la production. Enfin, l’incohérence de la loi avec les coutumes sur l’attribution des terres accentue une situation déjà très conflictuelle.

Paysage Casamance 2L’ethnie joola, n’est pas une entité homogène, les mécanismes culturels et religieux sont dans leurs pratiques assez différents, certains observateurs affirmant la séparation culturelle entre le nord et le sud, comme source de conflits.

Malgré les nombreuses tentatives de résolutions de conflit, les conséquences de cette crise sont lourdes et se régionalisent ; le flot de réfugiés se déplaçant vers la Gambie et la Guinée Bissau a créé une pression humanitaire importante avec un lourd impact sur la situation économique vulnérable de leurs communautés d’accueil. Ces déplacements de populations inscrivent les acteurs dans des parcours de paupérisation où le processus d’intégration sociale et d’insertion professionnelle semble parfois très difficile. Ces mouvements de population ont créé des camps de réfugiés en Gambie et en Guinée Bissau. Les conséquences qui ont suivi, sont celles d’une recrudescence des pillages et des braquages dans la zone. Ainsi, la situation sociale que vit la Casamance n’est pas exclusivement la conséquence d’affrontements militaires et d’exactions, elle a aussi pour effet des tensions sociales ainsi que la reconfiguration des liens sociaux.

L’interprétation anthropologique que nous donne l’ouvrage semble tout à fait novateur. Les « fêtiches » ici, sont des sources et des ressources sur lesquelles on peut s’appuyer dans la résolution du conflit. Le recours au fétiche permet de dénouer et de délier toutes ces choses invisibles qui font le lit de l’imaginaire social. En effet, il s’agit de compléter les mécanismes modernes aux traditionnels tels que les fétiches, dans le processus de réconciliation. Ces derniers peuvent participer au concept onusien de « peace building ».

Enfin, l’ouvrage insiste sur l’absence de débat public sur la crise casamançaise. Au Sénégal, on peut assister à une absence d’opinion publique sur la question. Il est rare de rencontrer un citoyen sénégalais capable de connaître les causes et les enjeux du conflit casamançais. Les acteurs politiques, quant à eux, font surgir la problématique de la paix en Casamance, au gré des périodes électorales. La responsabilité revient alors au médias, qui pour de multiples raisons, ne couvrent que très peu l’information sur le sujet.

Même si les conditions de sécurité ont généralement été améliorées, la situation est encore décrite comme « ni de paix, ni de guerre » entrecoupées par des attaques sporadiques, mais meurtrières, à la fois de la part du gouvernement et de certaines factions rebelles.

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