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Contribuer à l’émergence d’une Afrique indépendante, politiquement forte, d’une société civile socialement engagée avec une citoyenneté effective et responsable pour un développement durable de nos communautés.
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L’atelier de formation sur le thème « Leadership Jeunes et Femmes, et gestion des conflits en Afrique » initié par le Gorée Institute a pris fin ce jeudi 7 septembre. Le dernier jour de la formation de 25 femmes et jeunes a été l’occasion pour ces acteurs issus de la Société civile, des structures militaires, étatiques et d’institutions régionales et internationales, de s’impliquer du radicalisme et de l’extrémisme violent des jeunes qui prennent des proportions inquiétantes en Afrique et partout dans le monde.

Des femmes et des jeunes d’organisations basées au Sénégal ont suivi, du 5 au 7 septembre, un atelier national de formation sur un thème qui les concerne directement. Après trois jours d’apprentissage et d’échanges intenses, ces acteurs appelés à contribuer à la stabilité institutionnelle et à la sécurité humaine du Sénégal à travers le renforcement de leurs capacités techniques se sont soumis à des exercices de travaux pratiques portant sur la lancinante question, suivis d’un large exposé sur le radicalisme politique, idéologique, religieux, etc. Une occasion d’étudier en profondeur le phénomène enrôle de plus en plus les jeunes et les causes qui l’engendrent telles que le sous-développement, la faible gouvernance et la marginalisation qui créent un terreau fertile pour le militantisme de la jeunesse dans la sous-région. A cet effet, la pauvreté et l’absence de politique participative sont, entre autres, décelées comme étant les facteurs locaux. Pour ce qui est du processus de radicalisation, l’endoctrinement à un mythe (enfermement dans un monde virtuel, théorie du complot contre l’Islam…), la désaffiliation, l’appartenance exclusive, la culture des jeux vidéo, l’embrigadement en ligne via les réseaux sociaux en particulier et l’outil internet en général sont indexés.

Dans le même sillage, sont relevés des facteurs de protection qui peuvent être personnels et des facteurs de risque tels que le genre, le stigma social, l’intolérance face à l’ambigüité ainsi que le réseau social qui encourage la violence et les antécédents criminels. Par ailleurs, les bénéficiaires de l’atelier de formation organisé par l’Institut de Gorée ont étudié le modus operandi des extrémistes, leurs zones d’influence et les régions vulnérables avec des enjeux politico-économiques énormes. Une étude est à cet effet menée sur les parcours des figures et chefs de mouvements djihadistes, mais aussi sur la source de financement du terrorisme et la typologie de financement à travers les rançons, la vente d’armes, les commerces divers, les sociétés fictives, l’importation de voitures d’occasion, la mendicité, les contrebandes, etc.

Les acteurs n’ont pas manqué d’étudier la stratégie d’Interpol qui consiste, entre autres, à conduire des opérations aux frontières afin de lutter contre la criminalité transnationale et le terrorisme. La dernière phase de la formation a porté sur le processus de prévention et de restauration de la paix dans les zones touchées par le phénomène du radicalisme. Les femmes et les jeunes ont assimilé les différentes méthodes de la médiation telles que l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la démocratie et la gouvernance politique, les médias, la gouvernance des ressources naturelles, les initiatives transfrontalières, les droits de l’homme et les règles de droit.