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Avant de déclarer ouvert l’atelier sous-régional, hier, mercredi 24 janvier 2018 à Dakar sur l’île de Gorée, l’ancien premier ministre et 25 femmes leaders issues des pays de la sous-région ont échangé sur la nécessité de confier de grands rôles aux femmes dans le processus de résolution des conflits et de consolidation de la paix dans un continent où femmes et enfants constituent la couche la plus vulnérable en période de conflits.

Les femmes étant une ressource sûre, mais insuffisamment utilisée, elles sont pour la plupart du temps victimes de même que les enfants dont la garde leur incombe manifestement lors d’éclatement de tensions. Forte de ce constat, l’Envoyée spéciale du Président de la République qui a eu à gérer de grandes responsabilités étatiques, a fait un fort plaidoyer à l’occasion de l’ouverture de cette formation organisée par le Gorée Institute. Pour Aminata Touré, il est temps que les femmes, dans les processus de résolution des conflits, passent de victimes  à actrices.

Depuis la résolution des Nations Unies, il est maintenant évident que les femmes sont des contributrices importantes au maintien de la paix (…) Malgré les indications encourageantes, il faut également dire que les mesures en matière d’inclusion de leadership et de l’implication des femmes restent insuffisantes. On note même des régressions  Aminata Touré

déplore l’ancien garde des Seaux pour qui cet état de fait renforce l’objectif de ce séminaire initié par le Gorée Institute.

Il faut continuer à renforcer les femmes leaders dans leurs capacités, afin qu’elles puissent être présentes aux tables des négociations et contribuer à faire refléter dans les accords de paix cette dimension genre qui est très importante Aminata Touré

suggère-t-elle au directeur Exécutif de l’Institut, Doudou Dia, avant de déclarer qu’il est temps que les femmes passent de victimes à actrices dans le processus de consolidation de la paix en Afrique.

Lors de cette première journée de formation devant durer trois jours et dont le thème porte sur « Femmes leaders face aux défis de paix et de sécurité », les 25 participantes venues de neuf pays d’Afrique francophone ont décliné leurs attentes pour le présent atelier par rapport aux différents conflits prévalant dans leurs pays respectifs. Après s’être imprégnées du contexte sociopolitique et sécuritaire dans la région ouest africaine, ainsi que des menaces et enjeux sécuritaires, elles ont échangé pour ensuite réfléchir et discuté sur les facteurs de conflits et les menaces et enjeux sécuritaires. 

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