Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique
Aujourd’hui, 24 novembre 2025, nous commémorons le premier anniversaire de la disparition de Breyten Breytenbach, poète, écrivain, peintre, militant anti-apartheid et membre fondateur du Gorée Institute.
Grand intellectuel et artiste d’envergure internationale, Breyten fut aussi un visionnaire engagé pour la liberté et la dignité humaine. Membre fondateur et ancien Directeur exécutif de notre Institut, puis membre du Conseil d’administration, « l’Africain blanc » a profondément marqué l’histoire culturelle et politique du continent africain.
Exilé dès les années 1960 pour son opposition au régime de l’apartheid et emprisonné pour son engagement, Breyten transforma sa douleur et ses combats en mots, en images et en idées. Sa poésie, son œuvre littéraire et ses créations picturales témoignent d’un regard attentif aux injustices, aux oppressions, mais aussi aux espoirs de l’Afrique et du monde.
À Gorée, il lança la revue Imagine Africa, projet unique où le poétique rencontre le politique. Il y défendit avec ferveur la diversité des voix africaines, le dialogue entre artistes et intellectuels et l’usage de la création comme outil d’émancipation sociale. Comme il l’affirmait lui-même, « l’imagination est fondamentale pour trouver ou retrouver des voies d’engagement profondes pour nos sociétés ».
Quant à l’île de Gorée, son terroir affectueux, et au Gorée Institute, sa demeure intellectuelle, il y laissa une empreinte indélébile. Il fit du Gorée Institute un espace de dialogue, d’innovation culturelle et d’engagement panafricain. De Gorée, il contribua grandement à relier l’humanité de son passé. Aujourd’hui encore, sa voix continue de résonner dans nos actions, nos réflexions et nos programmes à travers l’Afrique.
Un an après sa disparition, nous rendons hommage à Breyten Breytenbach, l’homme libre, le poète engagé, le bâtisseur visionnaire. Son héritage artistique, intellectuel et politique demeure une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.
Breytie, que ta mémoire vive et continue d’éclairer nos chemins à l’Institut et bien au-delà.





