Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique
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- Date de création 23/10/2025
La Guinée a traversé, sur la période analysée, une crise multiforme marquée par une succession d’incidents graves touchant à la fois la sécurité, la cohésion sociale et l’autorité des institutions. Cette note de politique présente les conclusions d'une analyse des incidents survenus en Guinée entre le 1er janvier et le 19 août 2025. Durant cette période, 56 incidents de violence ont été recensés. L'analyse révèle la prédominance des tensions liées aux disparités régionales perçues dans l'accès aux services publics, à la corruption et à la faiblesse des mécanismes de prévention des conflits. Le monitoring a identifié des foyers de vulnérabilité critiques, soulignant l'existence de risques élevés et imminents. Ces tensions exacerbent la défiance citoyenne et fragilisent le tissu social déjà éprouvé par la transition politique. Les interventions menées par l’État, la société civile ou l’administration locale restent souvent réactives, rarement coordonnées et insuffisantes pour enrayer la spirale de l’insécurité et des inégalités régionales. La faible résilience des dispositifs de médiation et les lenteurs administratives aggravent l’insatisfaction populaire. Dans ce contexte, le besoin de réforme systémique et de réponse proactive devient urgent, exigeant une approche intégrée et inclusive fondée sur la prévention, la responsabilisation et la justice sociale. C’est pourquoi, la note de politique propose des recommandations concrètes pour orienter les décideurs vers des actions de prévention ciblées afin de renforcer la stabilité et la cohésion sociale en Guinée qui s’achemine vers un retour à l’ordre constitutionnel après le coup d’état militaire du 21 septembre 2021.
Cette publication a été réalisée dans le cadre du projet Team Europe Democracy (TED) mis en œuvre par ENABEL et la GIZ avec le soutien financier de l’Union européenne et le ministère fédéral de la Coopération Économique et du Développement (BMZ). Cependant, son contenu relève de la seule responsabilité de l’Institut Gorée et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne, de la BMZ et du TED.




