Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique
Le 18 juin 2026 à Dakar, se tiendra la cérémonie officielle de lancement de l’étude régionale sur la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (FPS) avec une approche féministe. Avec comme thème « Après 25 ans de 1325 : vers quel futur féministe de la paix ? », cette rencontre réunira chercheurs, décideurs politiques, organisations féministes, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs engagés dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Adoptée en 2000 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la Résolution 1325 a consacré la reconnaissance du rôle essentiel des femmes dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et les processus de prise de décision. 25 ans plus tard, alors que la région ouest-africaine et sahélienne continue de faire face à des crises sécuritaires complexes, de nombreuses voix s’interrogent sur les avancées réelles de cet agenda, mais aussi sur ses limites et les transformations qu’il reste à accomplir.
C’est dans cette perspective que s’inscrit l’étude comparative coordonnée par le West Africa Research Center (WARC) dans le cadre du projet « Pour des agendas féminiSTES Paix et Sécurité – Africaines de l’Ouest et du Sahel solidaires pour la paix ». Réalisée dans six pays (Burkina Faso, Niger, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo et Tchad), cette recherche propose une lecture féministe, intersectionnelle et intergénérationnelle de la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité.
L’étude qui sera révélée au public le 18 juin analyse les progrès enregistrés dans l’application des quatre piliers de la Résolution 1325, à savoir la participation, la protection, la prévention, le secours et le relèvement. Elle expose également les écarts grandissants entre les engagements institutionnels et les réalités vécues sur le terrain, non sans accorder une attention particulière aux initiatives portées par les organisations féministes et les femmes engagées dans la prévention des conflits, la médiation communautaire et la cohésion sociale.
Outre la restitution de résultats, la rencontre du 18 juin constituera un espace de dialogue et de réflexion collective sur les conditions nécessaires à une mise en œuvre plus inclusive et transformatrice de l’agenda FPS. À travers la présentation des principales conclusions de l’étude et un panel d’échanges réunissant experts, praticiens et représentants d’institutions, les participants seront invités à débattre des défis actuels et des perspectives d’avenir pour la paix dans la région.
Cette cérémonie de lancement contribuera ainsi à renforcer le dialogue entre les acteurs institutionnels, les milieux de recherche et les organisations féministes. Par ailleurs, elle donnera une plus grande visibilité aux initiatives locales portées par les femmes comme moyens solides de prévention des conflits et de construction d’une paix durable.





