Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique
- Nombre de téléchargements 19
- Taille du fichier 1.83 MB
- Date de création 22/06/2026
Cette étude entre dans le cadre du programme "Pour des Agendas Féministes, Paix et Sécurité, Africaines de l'Ouest et du Sahel, solidaires pour la paix" mis en oeuvre par un consortium de quatre organisations dont Gorée Institute, Equipop, ONG FAD Niger et DIAKONIA Burkina Faso. ce programme est financé par l'Agence Française de Devéloppement.
Conduite par Gorée Institute en partenariat avec le WARC, elle porte sur la mise en oeuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité (Résolution 1325) dans six pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Tchad et Togo. À travers une approche féministe, intersectionnelle et intergénérationnelle, elle vise à documenter les bonnes pratiques, identifier les défis structurels, et formuler des recommandations pour une mise en oeuvre transformative et contextualisée de l’agenda FPS dans la région.
Le rapport s’appuie sur des recherches de terrain menées par des points focaux nationaux et des chercheures associées, mobilisant des entretiens, des ateliers, des observations et des analyses documentaires. Il capitalise également les expériences, pratiques et recommandations issues des espaces de réflexion et d’échanges virtuels et présentiels, organisés avec des expert.e.s issu.e.s de divers secteurs d’intervention relatifs aux agendas FPS et JPS (milieu académique et de recherche, milieu associatif, institutions nationales, partenaires techniques et financiers etc.). Il met en évidence la diversité des situations nationales, tout en soulignant des problématiques communes : faible ancrage communautaire des PAN, sous financement des acteur.ice.s locaux.ales, persistance des violences structurelles, cloisonnement institutionnel. En retour, l’étude valorise des expériences puissantes de médiation, de justice communautaire, de résistance féminine, de création artistique et mémorielle, portées par des femmes de tous âges.
Elle appelle à un renouvellement des paradigmes, fondé sur la co-construction des politiques publiques, l’ancrage dans les savoirs locaux, et la reconnaissance de la paix comme processus social, culturel et politique. Les recommandations adressées aux États, aux partenaires techniques et financiers, et à la société civile visent à garantir l’inclusion des femmes et jeunes (y compris marginalisé·e·s et dans des situations « vulnérabilisantes ») dans la définition et le suivi-évaluation des politiques et programmes publics, à renforcer l’appropriation locale des PAN, à financer durablement les initiatives des femmes, à croiser les agendas (éducation, climat, jeunesse), et à institutionnaliser les approches intersectionnelles dans les politiques publiques. Cette recherche invite à repenser l’agenda FPS, en synergie avec l’agenda JPS comme un levier de justice, de dignité et de transformation sociale au sein des sociétés ouest-africaines et sahéliennes en mutation.




