La région ouest africaine fait actuellement face à une montée des périls de nature à saper les fondements de la démocratie et de la stabilité institutionnelle des pays.
On redoute ainsi qu’en en Côte d’Ivoire et en Guinée, que les élections présidentielles prévues respectivement le 31 et 18 octobre 2020 ne débouchent sur une instabilité politique et institutionnelle durable. La cause commune réside dans le fait que les présidents sortants, candidats à leur propre succession, postulent pour un troisième mandat. Si ces candidatures ont été validées par les juridictions constitutionnelles respectives de ces pays, elles restent fortement contestées par une partie de la classe politique voire de la société civile.
En Côte d’Ivoire, le caractère peu inclusif du processus du fait notamment de l’invalidation de candidatures d’opposants majeurs comme l’ancien Président Laurent Gbagbo mais surtout l’ancien Président de l’Assemblée Nationale et ancien chef rebelle Guillaume Soro renforce les craintes d’une instabilité politique. En Guinée la fracture sociale liée notamment à la manipulation de l’ethnicité constitue une source supplémentaire d’instabilité.
Dans la même collection
Toute la collection
Génération Agora : Jeunes leaders africains à l’avant-garde de l’innovation démocratique

Actes du 6e Forum Régional de la Jeunesse | Construire l’avenir au Sahel : participation et leadership des jeunes dans les politiques publiques

Résolution 1325 en Afrique de l’Ouest et au Sahel | Lecture féministe des dynamiques nationales, convergence et résistances locales

Investir dans les jeunes chercheurs et la recherche menée par les jeunes au sahel – Burkina Faso, Mali et Niger – Document de plaidoyer-2e Edition
