Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique
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- Date de création 23/10/2025
Après une décennie marquée par des crises postélectorales et des tensions sociopolitiques, la Côte d’Ivoire a progressivement retrouvé une stabilité relative sur l’ensemble de son territoire. Les institutions étatiques ont vu leur présence renforcée dans une certaine mesure, et les principaux mécanismes de gouvernance démocratique semblent progressivement retrouver leur fonctionnement. Cependant, cette stabilité reste fragile et se heurte à des vulnérabilités persistantes, observées par les moniteurs déployés dans le cadre du dispositif d’alerte précoce. Les fragilités actuelles se traduisent par des tensions ethniques localisées, des contestations politiques suscitées par la candidature du Président Alassane Ouattara à un quatrième mandat et par l’exclusion de certains opposants du scrutin présidentiel d’octobre 2025. Ces fragilités s’accompagnent de vulnérabilités sécuritaires marquées, notamment dans les zones frontalières.
Par ailleurs, des défis sociaux et économiques, tels que l’accès inégal aux services publics et aux infrastructures de base, continuent d’alimenter un climat de méfiance et de frustration dans certaines communautés.
La présente note s’appuie les données de terrain collectées par les moniteurs entre le 1er juillet et le 19 août 2025, couvrant incidents sécuritaires, tensions sociales et difficultés environnementales. Elle met en évidence les réponses institutionnelles et communautaires observées, et formule des recommandations stratégiques pour renforcer la résilience nationale et prévenir les crises potentielles. La mise en œuvre d’un dispositif d’alerte précoce intégré, associant surveillance territoriale et coordination multisectorielle, apparaît comme un élément clé pour maintenir la stabilité et consolider la cohésion sociale.
Cette publication a été réalisée dans le cadre du projet Team Europe Democracy (TED) mis en œuvre par ENABEL et la GIZ avec le soutien financier de l’Union européenne et le ministère fédéral de la Coopération Économique et du Développement (BMZ). Cependant, son contenu relève de la seule responsabilité de l’Institut Gorée et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne, de la BMZ et du TED.




