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Doudou Dia, directeur exécutif de Goree Institute : On a, quelque part, une demande citoyenne à accompagner... (audio)

Interview de Doudou Dia, directeur exécutif de l'Institut Gorée, qui s'exprime sur la situation politique en Afrique et le rôle de la société civile. C'était à l'occasion de la Rencontre sous-régionale sur le leadership et la prévention des conflits électoraux, qui s'est déroulée au siège de l'Institut dans le mois d'août 2016.

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Doudou Dia, directeur exécutif de Goree Institute : On a, quelque part, une demande citoyenne à accompagner...

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Phase 1 Monitoring de la stabilité institutionnelle et de la sécurité humaine

Pour évaluer la mise en œuvre du CPCC, une collecte de données a été organisée dans les six (6) pays de la CEDEAO dont les points focaux ont pris part à la formation sur la sécurité humaine. Ces derniers ont été désignés pour collecter les données sur l’ensemble des 111 indicateurs organisés en 30 sous dimensions également regroupées en 14 dimensions au sein du CPCC.

Pour avoir une évaluation aussi objective que possible du CPCC, plusieurs acteurs (cibles) de la société ont été interrogés par les points focaux. Dans chaque pays, les points focaux ont tenu un nombre déterminé d’interviews suivant les groupes cibles et selon la répartition suivante :

L’analyse des résultats est faite dimension par dimension et ceci pour chaque pays. Ainsi pour chaque pays, une série de graphiques est produite pour faciliter la lecture des résultats. Sur chaque graphique à barre, sont indiqués différents scores par thématique.

Malheureusement pour des contraintes qui n’ont pu toutes être mitigées, y compris celles linguistiques, les informations collectées en Guinée Bissau n’ont pu être relevées et analysées. Tous les pays cinq (5) pays dont les informations collectées ont été relevées et analysées présentent des vulnérabilités par rapport à la prévention des conflits. Aucun des pays n’a obtenu la moyenne, soit 2,5 dans les dimensions du Cadre de Prévention des Conflits de la CEDEAO. Il reste qu’au regard des résultats, certains pays présentent moins de vulnérabilités par rapport à d’autres. Le Sénégal présenterait moins de vulnérabilité suivi respectivement du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali. La position du Sénégal apparait ici logique en ce sens qu’il a obtenu le meilleur score pour dix (10)  sur les quatorze (14) dimensions du CPCC.

L’analyse des différentes dimensions montre clairement que le degré de vulnérabilité  des pays couverts varie d’une dimension à l’autre. Ainsi, si le Togo arrive en troisième place au classement général, il devance le Sénégal en ce qui concerne la dimension « Médias » avec une note de 3,7 contre 3,4 pour le Sénégal. Il est ex-aequo avec le Sénégal dans la dimension « Initiatives transfrontalières » avec une note de 2,5 pour les deux pays. La Guinée avec un score de 2,4 pour la dimension « Forces en  attente » devance le Sénégal qui n’a enregistré qu’un score de 2,2.

Des écarts non négligeables ont été notés par rapport aux scores obtenus par les différents pays pour certaines dimensions. Pour la dimension « Gouvernance sécuritaire », l’écart entre le Sénégal qui a obtenu le meilleur score 3,6 et le Mali qui détient le plus faible score 2.1 est de 1,5. Les autres pays ont obtenu respectivement 2,6 pour le Togo, 2,5 pour la Côte d’Ivoire et 2,5 pour la Guinée.

L’on observe néanmoins quelques convergences entre les pays. Les cinq (5) pays ont obtenu des scores satisfaisants pour la dimension « Médias ». Le score le plus faible 2.8 enregistré est à l’actif de la Côte d’Ivoire et du Mali. Dans l’ordre croissant, la Guinée, le Sénégal et le Togo ont obtenu respectivement 3 ; 3,4 et 3,7.

En revanche, les cinq (5) pays présentent des vulnérabilités certaines dans la dimension « Initiatives transfrontalières ». Le meilleur score, soit 2,5 enregistré pour cette dimension est à l’actif du Sénégal et du Togo. Il représente juste la moyenne, la note la plus élevée possible pour rappel  étant 5. Une vulnérabilité commune des cinq (5) réside dans la gouvernance des ressources naturelles. Le score le plus élevé de 2,6 a été obtenu par le Sénégal. Les autres pays se situent en dessous de la moyenne avec respectivement les scores suivants : 2 pour le Togo, 2,2 pour le Mali, 2,3 pour la Guinée et 2.4 pour la Côte d’Ivoire. Ces vulnérabilités sont également observables pour la dimension « Forces en attente de la CEDEAO ». En effet, le seul pays qui a obtenu un score au-dessus de la moyenne est le Togo avec 2,7. Les autres pays se situent en dessous de la moyenne avec respectivement 2,0 pour la Côte d’Ivoire, 2,2 pour le Sénégal, 2,2 pour le Mali et 2,4 pour la Guinée. L’explication réside sans doute dans la méconnaissance de cette dimension et par conséquent des mesures devant être prises dans ce cadre au niveau des Etats.

S’agissant des groupes vulnérables, il apparait que des efforts ont été fournis par certains pays. Pour la dimension « Femmes, Paix et Sécurité », les scores enregistrés par le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo et la Guinée avec respectivement 3,4 ; 3,3 ; 2,8 et 2,8 apparaissent globalement encourageants. La situation apparait en revanche peu satisfaisante au Mali qui a obtenu un score de 2.4.

Pour la dimension « Promotion des jeunes », les scores obtenus par le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Togo avec respectivement 2,8 ; 2,9 ; 2,7 apparaissent acceptables malgré les efforts qui restent à consentir. La situation en revanche n’est guère reluisante au Mali et en Guinée, ces pays ayant obtenu des scores en dessous de la moyenne, soit respectivement 2,3 et 2,4.

Un rapport détaillé sur le monitoring de la stabilité institutionnelle et de la sécurité humaine portant sur ces six (5) pays de la CEDEAO  qui ont fini par effectuer la collecte de données est disponible.

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